Barbelés Numériques : le café philonumérique Aquinum recevait Thomas Gibertie

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Organisé par Aquinum (l’association des professionnels du numérique d’Aquitaine), le premier café philonumérique de l’année 2015 a reçu Thomas Gibertie. Le titre de la présentation qui devait précéder plus d’01h30 d’échanges et de débats avant un apéritif bien mérité était :

« Barbelés Numériques – Image, Espace, Pouvoir »

On peut retrouver sur le site d’Aquinum l’enregistrement intégral (Souncloud), ainsi que la totalité des images de la présentation et une bibliographie d’une trentaine de références liées à la présentation et au thème.

La présentation s’est constituée en différentes parties, cherchant à explorer les relations de pouvoirs au sein d’internet, liant à la fois l’image et l’espace.

Ouverture : de l’image d’un pouvoir aux espaces de pouvoirs

On trouve tout autant dans un pictogramme aztèque préhispanique une forte relation de l’espace au pouvoir que dans l’exploration de la langue latine classique. Cette comparaison entre différente culture permet de voir une forme d’universalité dans les relations entre espace et pouvoir.

Histoire politique du barbelé

A travers cet ouvrage éponyme d’Olivier Razac, on suivra l’évolution du barbelé comme technologie de pouvoir spatial, allant des plaines américaines du 19ème siècle aux camps d’extermination nazis en passant par la première guerre mondiale. Le barbelé s’impose comme véritable dispositif de pouvoir, dématérialisation radicale mais au combien efficace du mur.

Internet : de l’utopie à l’idéologie

La période 1964 – 1996 permet d’observer l’évolution d’une contre-culture étudiante évoluer vers la cyberculture. Progressivement on note comment à travers les revendications transgressives se font jour une idéologie qui culmine avec la Déclaration d’Indépendance du Cyberespace de John Perry Barlow en 1996.

Internet et les barbelés numérique

Nonobstant les fictions instituantes propres à Lucien Sfez qui constituent les récits et l’imaginaire portant internet et sa « révolution numérique », on observera comment les « espaces web » forment un ensemble d’images représentant des espaces de pouvoirs, véritables espaces « adiabatiques ».

Retrouvez Thomas Gibertie sur la toile :

A propos

Fasciné par la révolution opérée par le web sur le métier de journaliste (et sur les modes de vie), je scrute le paysage médiatique et technologique afin d'en déceler les tournants majeurs. J'interviens principalement sur la rubrique objets connectés et mobilité.

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